Conférence du psychanalyste Thamy Ayouch à la Bibliothèque Mário de Andrade [pt]

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Dans le cadre du programme de Chaires Françaises dans l’Etat de Sao Paulo, le Consulat Général de France à Sao Paulo, en partenariat avec l’Université de Sao Paulo et la Bibliothèque Mário de Andrade organise la conférence intitulée « Changer de sexe, changer de genre ? », le mardi 10 septembre à 19h dans l’amphithéâtre de la Bibliothèque, située Rua da Consolação 94 – Centro/São Paulo.

L’intervenant

Ancien Elève de l’Ecole Normale Supérieure, Thamy Ayouch est psychanalyste, Maître de Conférence en Psychologie Clinique à l’Université de Lille 3, chercheur à l’Université Paris 7 et titulaire d’une Chaire Française dans l’Etat de Sao Paulo à l’Université de São Paulo (USP). Sa recherche porte sur les interactions de la psychanalyse avec l’anthropologie philosophique, la linguistique, les sciences politiques et les Gender and Queer Studies.

« Changer de sexe, changer de genre ? »

Les variations transidentitaires ne sont pas un phénomène nouveau : elles parcourent la mythologie gréco-romaine, et traversent les cultures, des Bardaches aux Kathoeys ou aux Hijras. La « transsexualité », elle, dans sa forme occidentale contemporaine, est une catégorie née des épousailles du médical et du juridique. Elle n’advient en effet que par la grâce d’une médecine qui la génère sous sa forme diagnostique : sa reconnaissance, sur le triple plan social, médical et juridique apparaît donc indissociable de sa pathologisation. Autant vulgairement que médicalement, c’est le changement hormono-chirurgical de « sexe » qui constitue la « transsexualité ». Toutefois, est-ce bien de cela qu’il est question dans les variations transidentitaires ? Changer de genre revient-il à changer de sexe ? Le terme parapluie « transidentités » désigne les identifications en marge de la binarité des catégories sexe/genre/sexualité, et renvoie à une multiplicité d’expériences (intersexes, travestis, hommes féminins et femmes masculines, « transsexuels » de la psychiatrie, transgenres, et personnes en questionnement sur la pertinence des catégories de sexe). Comment entendre, par delà une binaire « différence des sexes », la multiplicité des identifications de genre et, comme y invite Judith Butler, ne pas penser l’opposition entre sexe et genre sur le modèle d’un divorce entre nature et culture, biologie et sociologie ?

[1Cliquez sur l’image pour télécharger l’invitation.

publié le 15/08/2014

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