Témoignage : partenariat France/Vai-Vai

Découvrez le témoignage d’Emmanuel Blézès, étudiant français actuellement à São Paulo dans le cadre d’un échange entre HEC Paris et la Fundação Getulio Vargas (FGV). M. Blézès félicite le Consulat pour la promotion du partenariat entre la France et l’école de samba Vai-Vai pour le carnaval de São Paulo en 2016, par le biais d’une lettre adressée au Consul général Damien Loras :

Monsieur le Consul Général,

Je suis à Sao Paulo depuis maintenant plus de deux mois. Etudiant français de vingt ans à peine, je suis ici pour un semestre dans le cadre de mon échange entre HEC Paris et la Fundacao Getulio Vargas (FGV). Il y a tout juste un an, c’est sans hésitation aucune que je choisis le Brésil pour destination. Contrée lointaine et pourtant si proche, tant les attaches qui lient nos deux pays sont profondes et solides. C’est par le son de la « bossa nova » que l’an dernier je découvris les saveurs sonores de ce pays. J’eus alors l’envie de le connaître plus encore.

Ma surprise est grande et ma fierté ne l’est pas moins, lorsque je vois l’intensité avec laquelle la France rayonne ici. Elle est admirée, incontestablement. Partout où je vais les yeux brillent, les esprits s’éveillent lorsqu’on parle de la révolution française et autres grandes heures de notre histoire qui, j’en prends désormais pleinement conscience, ont suscité l’espoir de plus d’un peuple. La France rayonne aussi dans le présent, par une communauté nombreuse qui mêle à merveille sa culture d’origine aux ouvertures prolifiques de la société brésilienne.

Nul lieu ne demeure sans qu’il n’y ait trace de France. Cela es réconfortant dans le climat pesant de morosité qui s’abat sur notre pays. On pourrait aussi considérer que la vive présence française à l’étranger est le signe qu’il vaut mieux s’expatrier pour vivre bien. Mais enfin, je préfère voir le verre à moitié plein.

J’ai conscience du rôle primordial joué par votre institution dans la promotion dévouée de notre culture, de notre savoir-faire. Quelle ne fut pas ma surprise, lorsqu’au détour d’une ballade près de chez moi, je tombai sur une fête de samba organisée par l’école « Vai Vai » en l’honneur de la France, en partenariat avec le consulat général. On y célébrait, en chantant à pleins poumons, le glorieux pays qui a su insuffler sur le monde un vent émancipateur de liberté et d’égalité.

Vous l’avez compris, j’aime mon pays de sang-mêlé tout autant que j’ai soif de découvrir le vaste monde, de le comprendre, de m’en enrichir pour mieux me construire. « Voyager pour frotter et limer sa cervelle à celle d’autrui » disait Montaigne. Il est primordial de se décloisonner l’esprit, de refuser de se complaire dans des zones de confort, à plus forte raison lorsqu’on n’a que vingt ans et toute la vie devant soi. C’est le sens de ma présence ici à Sao Paulo.

Je vous prie de croire, Monsieur le Consul général, en l’assurance de ma respectueuse considération.

Emmanuel Blézès

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publié le 10/12/2015

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